Le récit de la catastrophe : La rupture de la digue
C'est un moment de l'histoire locale où le temps s'est arrêté. Suite à une fragilisation (souvent due à des infiltrations ou à des crues exceptionnelles), la digue a subitement cédé.
La nuit du 2 au 3 février 1933, alors que s'annonce une période de dégel, le remblai et une des parois latérales de la cuvette s'effondrent soudainement sur une centaine de mètres. La totalité des eaux du bief long de 18km (500.000 m3) s'engouffre avec force dans la brèche causant la noyade d'un marinier.
-Le fracas de l'eau : En quelques instants, une brèche s'est ouverte, transformant le canal en un torrent furieux. L'eau s'est engouffrée avec une violence inouïe vers l'Arçon, situé plusieurs mètres en contrebas.
-Plusieurs bateaux qui stationnent entre les écluses de Briennon et d'Artaix se retrouvent échoués dans le lit du canal. La navigation est totalement interrompue pendant de longues semaines avec de nombreux bateaux immobilisés dans le port de Roanne.
Les dégâts : Le moulin, situé à proximité immédiate, a été mis en péril par cette crue artificielle soudaine. La navigation sur l'axe Roanne-Digoin a été instantanément interrompue, bloquant des dizaines de péniches de part et d'autre de la commune.
Le paysage transformé : Les terres agricoles environnantes ont été submergées par des tonnes de boue et de sédiments transportés par la rupture.